AK47

Belle, belle comme une AK47

Dans les mains de rebelles qui t’ont capturée ma belle
Et que je vais déchirer à grands coups de shrapnells.

Belle, belle comme une AK47
Dans les mains de rebelles
Qui t’ont capturée ma belle
Et que je vais déchirer à grands coups de shrapnells.
 
Belle, belle comme une section de Panzers
Qui s’abat sur la Pologne
Dans un déluge de métal,
Pour te ramener à moi.

Belle, belle comme les orgues de Staline,
Hurlant une symphonie où la chair et les gravats
Forment une étrange mélodie.

Belle, belle à l’ombre des églises
Et des mosquées en ruine,
Allons boire notre cocktail, Molotov, mon amour,
Mon  amour Kalachnikov.



Paroles David MARTIN
musiques et arrangements David MARTIN et Charlotte GERAND

Blanc

Blanc, lumière qui nous aveugle,
Blanc, le lien qui nous relie,
Banc, la couleur de ton œil quand tu ris.

Blanc drapeau de mon pays je me rend
A l’évidence mes balles sont à blanc

Blanc la couleur du verbe être qui lorsqu’elle
Se change un gris donne un goût
De catastrophe à chacun de nos sourires.



Paroles, musiques et arrangements David MARTIN

Comment sont les garçons

Et pour te plaire, j’apprendrai le dictionnaire,
Les traités d’harmonie, la cuisine thaïe
Et la botanique.
Mais prend garde, car j’ai relu Kierkegaard
Et dans moins d’un mois, tu seras à moi.

Nos rendez-vous, nos balades, nos musées
Te feront baisser la garde,
Tu ne pourras plus te méfier
Et, impassible, j’accomplirai l’impossible,
Écouter des heures, ta conception du bonheur.

Tes ambitions, tes révoltes, ton boulot
Ton ex-petit ami, tes projets de déco…
Toutes ces rengaines, mais le jeu en vaut la peine,
Plus qu’une semaine, avant que tu ne m’appartiennes.

« Et pour me plaire, t’apprendras le dictionnaire,
Les traités d’harmonie, la cuisine thaïe
Et la botanique. »

Et lorsque mûre, tu te donneras à moi
Je me monterai plus dur, tu me trouveras moins courtois
Et, impassible, j’accomplirai l’impossible,
Esquiver brutalement ta main, qui cherche la mienne.

Il te faudra devenir un peu chienne,
Pour que je daigne te toucher, pour que j’accepte de coucher
Et par derrière, tu apprendras à me plaire,
Je te ferai payer tout ce temps à t’écouter.

Tes ambitions, tes révoltes, ton boulot
Ton ex-petit ami, tes projets de déco…
Je te montrerai comment sont les garçons,
Tout  ce qui nous sépare et toutes mes mauvaises façons.

« Et pour me plaire, t’apprendras le dictionnaire,
Les traités d’harmonie, la cuisine thaïe
Et la botanique. »
Je te montrerai comment sont les garçons,
Tout  ce qui nous sépare et toutes mes mauvaises façons.

« Et pour me plaire, t’apprendras le dictionnaire,
Les traités d’harmonie, la cuisine thaïe
Et la botanique. »
Et par derrière, tu apprendras à me plaire,
Je te ferai payer tout ce temps à t’écouter.


Paroles, musiques et arrangements David MARTIN
2006

 

Dans ta bouche

Dans ta bouche le goût de ma bouche
Dans ton œil le goût de mon œil.

Personne n’a le même goût dans la bouche
Et tous sauf le tien me dégoûtent
Personne n’a le même goût dans la bouche.

Dans ton œil le goût de ma bouche
Dans ta bouche le goût de mon œil

Mais laisse moi le temps de déglutir,
Car par instant tu me ressembles
Au point où j’en ai peur.

Dans ta bouche le goût de ma bouche
Dans ton œil le goût de mon œil.

Personne n’a le même goût dans la bouche
Et tous sauf le tien me dégoûtent
Personne n’a le même goût dans la bouche.

Dans ton œil le goût de ma bouche
Dans ta bouche le goût de mon œil

Mais laisse moi le temps de déglutir,
Car par instant tu me ressembles
Au point où j’en ai peur.



Paroles musique et arrangements David MARTIN
1996
 

 

Je suis en promotion

Je ne colle pas, ne me décolore pas, je suis sans odeur, les enfants m’adorent
Je suis disponible chez ton marchand de journaux, je suis en promo je suis rigolo

Je suis croustillant, super absorbant, N° 1 aux Etats-Unis
Je suis sans sucre, dure plus longtemps, je suis prouvé scientifiquement

Je ne colle pas, ne me décolore pas, je suis sans odeur, les enfants m’adorent
Je suis disponible chez ton marchand de journaux, je suis en promo je suis rigolo

Pont

Refrain : Je suis en promotion X8

Je suis en authentique, je suis plus actif et plus concentré, j’agis sans frotter
Je suis rigolo, colle moi sur ton frigo

Je ne prends pas de place, je ne laisse pas de trace,
Je suis essentiel, vu à la télé

Demander conseil à votre pharmacien, je résiste à l’eau, je suis en promo

 

Je voudrais quelque chose

J’allume une cigarette et j’ai mal à la tête
Je me ressers un verre et j’avale de travers
J’attrape une revue celle là je l’ai déjà lue
J’allume la télé et c’est triste à pleurer

Je voudrais quelque chose, un truc que je n’ai pas
Quelque chose de magique de la barba papa
Quelque de pratique, quelque chose de fragile
Un truc qui nous fait dire, ah… c’est bien.

Tes yeux sont des Lychees je pourrais les goûter
Ton cul est une église où j’irais bien prier
Tes yeux sont des Lychees je pourrais les bouffer
Ton cul est une église, où il fait toujours frais.

Quelque chose de magique, quelque chose de tragique
Quelque de pratique, quelque chose de sadique
Un truc qui nous fait dire, ah… enfin.

Des oranges pressées par des jeunes filles pressées
Te pendre au plafond et te lécher les pieds
Des montagnes de cerises, de la barba papa
Des drogues qu’on ne connaît pas…,
Des lacs d’orgeat.

Quelque chose de magique, quelque chose de tragique
Quelque de pratique, quelque chose de sadique
Un truc qui nous fait dire, ah… voilà.

Ecrire une chanson, j’ai perdu mon crayon
Te parler d’amour, en dernier recours
Refumer du shit mais j’ai le cœur qui palpite
Abracadabra et je me coupe un bras.

Paroles, musiques et arrangements David MARTIN
2006

 

La femme transparente

Tu es la femme transparente, j’aime te voir me refléter,
Tes pupilles ne sont que prétextes, à tes globes oculaires.

Ton regard blanc brûlant par sa proximité,
Me déchire le torse mais lorsqu’il s’agit de toi.

Tout va si vite autour de toi,
Les jeunes et belles femelles,
J’aime vous entendre ricaner,
Tu es la femme transparente.

 

Les jours étranges

 Te souviens-tu des jours étranges où nous marchions

Dans des rues grises dans des villes
Qui n’existent pas.

Nous traversions de vagues plaines
Dans des campagnes incertaines.

Il nous fallait traverser cet océan d’imprécision
Pour rentrer chez nous.

Au bout de mille ans de ce voyage
J’en avais quasiment oublié le but.

Nous (arrivions) rentrions chez nous
Et fûmes bien surpris de constater
Que ce n’était plus chez nous.

Est-ce que ça l’avait déjà été ?


Paroles, musiques et arrangements David MARTIN
2006

Mon vélo

Mon vélo connaît toutes les rues par cœur.
Toutes ces rues sales qui mènent chez des dealers.
Mon vélo fait du cent à l’heure
Mais j’ai cassé le dérailleur.

Mon vélo est comme moi
De qualité mais fatigué.
Mon vélo est tout broyé
Mais c’est Charlotte qui me l’a payé.

Mon vélo est tout bancal
Mais c’était un vélo de grande marque,
Fait pour la route, on me l’a dit
Mais la route, moi, vous savez…
Et j’irais où avec mon vélo bleu ?
Sous les tropiques sous d’autres cieux ?

Pourtant la nuit je vous encule,
Parce qu’à l’avant comme à l’arrière,
Mes deux lumières sont des lasers.


Paroles, musiques et arrangements David MARTIN

Si la lumière change

Et, si la lumière change,
tourne toi mon ange,
car je vais me transformer en...
tu ne me reconnaîtra pas,
tu ne me regrettera pas
et tu n’essaiera pas de m’empêcher,
de me volatiliser de me pulvériser,
de me dissoudre dans le matin orange.

Tu seras la gardienne de mon étrange secret,
Celui qui la nuit me fait sursauter.

Tu oublieras très vite,
Que l’on s’est connu,
Tu ne seras plus sûre de mon prénom.
Un souvenir diffus,
Une illusion d’optique,
Il faisait sombre
Et puis nous avions bu.

Tu seras la gardienne
de mon étrange secret
celui qui la nuit te fait sursauter.

Paroles, musiques et arrangements : David MARTIN
2006

 

Sombre disco

Ma chère, redonnons à nos chairs,
Cette unité première arrachée à la terre
Par nos pères en colère.

Mon ange, mélangeons à la fange
Le goût de notre amour
Arrachons nous les yeux,
Dansons sur ce charnier.
Goûtons la chair humaine,
Prions des dieux solaires,
Que tu portes sur moi ton regard comme un glaive.
Offrons nos corps mêlés de demi-dieux en sueur,
En hommage à la rage et au rythme du disco.


Et puis nos corps se décomposent, ils redeviennent la terre,
D’où sortent cent mille choses attirées par la lumière.
Mon corps et une chose, ton corps et une chose,
Attirée par le vide et secouée par le disco.